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Les français "gagnent leur bifteck"

Après avoir souffert du rationnement imposé au sortir de la guerre, les français redécouvrent progressivement durant les années 60 le plaisir de la viande

Dès le début des années 60, la viande devient un véritable symbole de promotion sociale. Ce sentiment porte le marché. Les expressions populaires aux élans carnés ont le vent en poupe. "Je vais gagner mon bifteck..." dit l'ouvrier partant au travail ; "Maintenant j'ai le droit de manger du filet..." renchérit le contremaître fraîchement promu. L'accès direct aux protéines animales est permis à la fois par la progression sensible du pouvoir d'achat des ménages et grâce à la réglementation fixant les prix de la viande. Les 40 000 bouchers et bouchers-charcutiers répartis sur le territoire national préféreraient sans doute une belle tranche de libéralisme...

(Extrait du fascicule n° 20 de la collection "construisez votre village de France").

     

Les boulangers ont du pain sur la planche...

Au début des années 60, le pain est en france au coeur d'une crise qui met largement les boulangers à contribution : d'une part pour encourager leurs clients à reprendre goût au pain et, d'autre part, pour améliorer la qualité de leur production.
Le pain est dans la tourmente médiatique à la fin des années 50 et début des 60.
On reproche au pain de faire grossir, de provoquer certains cancers et d'être source de caries dentaires. On l'accuse même de favoriser l'alcoolisme...

(Extrait du fascicule n° 22 de la collection "construisez votre village de France").

     

Le café, en voie de disparition

Le café, creuset de communication, lien social essentiel cimentant les relations entre villageois, est en train de boire la tasse...

Au XIXe siècle déjà, les cafés sont nombreux dans les villages de France (pas moins de 300 000 en 1900). Dans les centres urbains, ils sont concentrés près des usines, accueillant après le turbin les cohortes d'ouvriers venus se retrouver autour de quelques verres avant de rentrer à la maison.

(Extrait du fascicule n° 1 de la collection "construisez votre village de France").

     

Les sixties coupent les cheveux en quatre

L'après guerre redécouvre les modes, éphémères ou plus tenace, avec chacune leur ligne de vêtements et leur style de coiffure. Dans toute les la France, les coiffeurs, qui frisent parfois la crise de nerf, s'adapte aux désirs de changement des jeunes.

Les villages fleuris des années 60

Dans de nombreuses villes et de nombreux villages, le fleurissement devient une véritable politique durant les années 60 ; un défi lancé dans tout l'Hexagone pour tenter d'obtenir les lauriers du label "Villes et Villages fleuris"
Il n'y a pas que les plantes et les fleurs en jardinières qui séduisent. Les fleurs coupées ont également la cote. Pour être fidèle à leur réputation de séducteurs, les hommes n'hésitent pas à offrir des roses.

(Extrait des fascicules n° 32 et 33 de la collection "construisez votre village de France").

     

Les restos des sixties

En France, durant les années 60, le secteur de l'hôtellerie restauration a, à l'instar des autres piliers de l'économie, le vent en poupe. A l'issue de la seconde guerre mondiale, les hôtels et les restaurants sont encore pour la plupart des entreprises familiales dont la taille et les ambitions restent modestes... plus pour longtemps.
Les restaurants en général, et les crêperies en particulier, ne sont pas encore d'une grande variété durant les années 60. On y sert le plus souvent des plats régionaux de tradition, notamment dans les fameux "routiers" qui émaillent le territoire...

(Extrait du fascicule n° 14 de la collection "construisez votre village de France").

     

Les acquis de Vatican II

Pour les catholiques, le début des années 60 est marqué par le Concile Vatican II. Ce rassemblement des évêques n'invente pas un nouveau christianisme, mais comme le souligne alors le pape jean XXIII "ouvre les fenêtres" et définit "des chemin nouveaux pour la suite du Christ".
Le concile Vatican II s'inscrit dans la lignée de Vatican I, organisé en 1870, interrompu par la guerre franco-prussienne et l'occupation de Rome par la nouvelle Italie. Il est aussi l'aboutissement du travail accompli par les évêques durant la première moitié du XXe siècle...

(Extrait du fascicule n° 12 de la collection "construisez votre village de France").

     

Pleins feux sur l'automobile

Le développement de l'automobile coïncide avec l'essor économique. Composante majeure de la qualité de vie, la voiture devient synonyme d'autonomie pour des familles qui pensent de plus en plus aux loisirs.
En France, après des années 50 consacrées essentiellement à la reconstruction et à la relance, les années 60 sont dédiées au délice de la société de consommation. La voiture, objet moderne, en est le symbole. A l'instar des constructeurs américains, les ténors français de l'industrie automobile multiplient les lancements de modèles "populaires". A l'aube des années 70, quelque 55% des ménages français possèdent un véhicule.
La croissance économique et la progression du niveau de vie favorisent cette émancipation qui bénéficie par ailleurs d'un réseau routier dense et en voie de développement.

(Extrait du fascicule n° 16 de la collection "construisez votre village de France").

     

Le magasin de jouets

Le magasin de jouets des années 60 est une véritable caverne d'Ali Baba.
Après des années 50 où le marché se réorganise, c'est une véritable explosion, avec l'arrivée de nouveaux jouets portés par un marketing de plus en plus pointu. Les marchands de jouets ne subissent pas encore la concurrence des grandes surfaces qui se contentent pour l'instant de l'alimentaire.

La maison de la presse

Les maisons de la presse constituent de véritables carrefour de l'information où se cotoient les français de tous ages. Les hommes modernes ont leur titres de prédiliction, même s'ils éprouvent encore quelque gêne à demander à leur marchand de journaux le numéro du mois de Lui ou de Playboy...

(Extrait des fascicules n° 35 et 36 de la collection "construisez votre village de France").

     

Des maisons en couleurs

Dans les années 60, les villages de France ne sont pas tous logés à la même enseigne. Du Nord au Sud, la couleur et le charme des maisons dépendent largement de leur histoire, parfois pour le meilleur mais aussi pour le pire !

Durant cette décennie, l'économie reprend nettement du poil de la bête. Les français commence à profiter de la vie, après d'âpres années 50, p^passées en grande partie à gommer les stigmates de la Deuxième Guerre Mondiale. La reconstruction est en bonne voie. Dans le Nord et en Picardie, notamment, la brique rouge est devenue le symbole morose de la renaissance. Dans ces régions éprouvées par les hostilités, faute de faire charmant voire bucolique, on a précipitamment construit utile.

(Extrait du fascicule n° 4 de la collection "construisez votre village de France").

     

Les Maires aux prises avec l'État

A l'issue de la difficile période d'après-guerre, dès la fin des années 50 et le début des années 60, le pays enregistre un net regain d'activité. Le développement, à la fois économique et social, s'accélère. A l'échelon local, ce mouvement se traduit immédiatement par une plus forte implication des mairies dans de nombreux domaines, de l'industrialisation à l'aménagement du territoire, des loisirs à l'environnement.
Les élus sollicités de toutes parts ont de plus en plus de mal à assumer leur lourde charge. Un climat pour le moins tendu s'instaure entre les maires, regroupés au sein de l'Association des maires de France (AMF), et les pouvoirs publics. Au nombre des contentieux : "une volonté d'économie drastique, réaffirmée par le ministère des Finances, et les lenteurs administratives imputables à la centralisation".

(Extrait du fascicule n° 7 de la collection "construisez votre village de France").

     

Le marché


Dans la plupart des villes, dans les villages et dans les bourgs, les marchés font florès. Une ou deux fois par semaine, qu'il vente, qu'il neige ou que le soleil brille, ils portent haut les couleurs des produits du terroir français...


(Extrait du fascicule n° 38 de la collection "construisez votre village de France").

     

Mobilier : le lourd héritage des années 30.

Même si les années 60 sont celles de l'émancipation de la consommation, la modernisation du mobilier et de l'architecture intérieure tarde à s'imposer. C'est toujours le fonctionnalisme, instauré durant les années 30, notamment par l'emblématique Bauhaus, qui prévaut largement.

La devise du mobilier du début des sixties est simple : "la fonction fait la forme".
La plupart des intérieurs français reste des plus cartésiens en matière d'armoires, de tables, de sièges...
Les lignes cultivent l'utile, le rationnel, le raisonnable. La création a toute les peines du monde à émerger des sentiers battus du fonctionnalisme.

(Extrait du fascicule n° 27 de la collection "construisez votre village de France").

     

Le notaire des années 60

Le notaire est le personnage clé de la vie sociale française. Il accompagne au quotidien les mutations profondes de la société des "trentes glorieuses".
Deux voies permettent d'embrasser la carrière : la filière universitaire au terme de laquelle se profilent licence, maîtrise et doctorat en droit, et la filière professionnelle, à travers 10 années de pratique notariale au sein d'une étude, couronnées par l'examen de premier clerc suivi de l'examen de notaire.

(Extrait du fascicule n° 14 de la collection "construisez votre village de France").

     

La pharmacie des année 60

Les années 60 marquent le début du développement de l'industrie pharmaceutique en France. Les pharmaciens voient progressivement leur métier évoluer. Ils limitent les préparations en officines au profit du référencement d'un nombre de plus en plus important de médicaments conditionnés.
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, une loi encadre strictement l'installation des officines en France. Les pharmaciens doivent pouvoir revendiquer une clientèle de proximité supérieure à 2000 habitants.

(Extrait du fascicule n° 9 de la collection "construisez votre village de France").

La poste des années 60

Le 6 décembre 1960, Les Postes et Télécommunications se ruent sur le chemin de la modernisation en arborant une nouvelle marque. Comme le précise la note de service de l'époque : Cette marque (...) a été choisie parmi de nombreux projets présentés par de nombreux graphistes. Elle souligne l'unité de l'Administration.

Les Caisses d'Épargne des années 60

La France sort enfin de la reconstruction. Le 1er janvier 1960 salue l'avènement du nouveau franc (NF), institué par une ordonnance de décembre 1958. Cette monnaie dynamisée paraît donner le signal du développement. Partenaire du renouveau économique, les quelques 500 Caisses d'épargne locales maillent depuis longtemps le territoire.

(Extrait des fascicules n° 5 et 6 de la collection "construisez votre village de France").

     
     
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