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En juillet 1899, il y a près de quinze ans que les pionniers allemands Benz et Daimler ont crée leurs premiers véhicules et neuf ans que Panhard vend des automobiles. En Angleterre même, la loi obligeant tout utilisateur d'un engin à moteur à rouler précédé d'un homme à pied portant un drapeau rouge a été amendée en 1896.
Une partie de l'élite Italienne du nord, industriels, capitalistes, ingénieurs et juristes, a conscience du retard que prend leur pays. Depuis cinq ans, les constructeurs européens s'affrontent dans de grandes épreuves, vitrines de leur savoir-faire. On voit même apparaître vers 1899 de petites voitures dites populaires comme le Vis-à-vis De Dion et les premières voiturettes Renault.
L'Italie est absente de la compétition sportive comme du marché qui se structure. Un homme d'action va lancer l'Italie dans cette aventure industrielle. Giovanni Agnelli a 33 ans en 1899. Ex-officier de carrière et grand propriétaire terrien, il anime un groupe de financiers et de techniciens de la région de Turin intéressés par le développement de l'automobile. Très vite, le groupe prend conscience qu'il est vain de vouloir créer un type d'automobile original qui coûtera temps et argent. Il existe des constructeurs artisanaux dont les travaux peuvent être repris et développés. Précisément, à Turin, les frères Ceirano, importateurs puis fabricants de bicyclettes, viennent de créer une automobile avec l'ingénieur Aristide Faccioli. Baptisée Welleyes, cette auto est brevetée en mars 1899. Elle fonctionne correctement et se classe 2° d'une petite épreuve de ville à ville courue en avril.
A la recherche d'un type "clé en main", Giovanni Agnelli la remarque
et propose aux frères Ceirano de s'associer dans une société plus fortement capitalisée en vue de produire cette voiture à une échelle industrielle. Ainsi, le
jaune société FIAT peut disposer d'un modèle tout fait sans passer par la case tricycle et monocylindre comme tant d'autres constructeurs débutants. La Fabbrica Italiana di Automobili Torino, déclarée en juillet, réunit donc Giovanni Agnelli, les frères Ceirano, Aristide Faccioli, Felice Nazarro et le jeune Vincenzo Lancia, entré chez Ceirano, théoriquement comme comptable, mais en fait technicien et essayeur de la Welleyes.

 
 
 
Fiat France s.a,
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